Il y a une statistique qui tourne en boucle dans tous les débats sur le livre d'occasion en France : « 90 % des livres d'occasion sont vendus sur Amazon ». On la retrouve sur LinkedIn, dans les tribunes d'éditeurs, dans les débats parlementaires sur la taxe sur l'occasion, et même dans la bouche de gens qui bossent dans le secteur.
Le problème, c'est qu'elle est fausse. Enfin pas tout à fait — elle est juste mal attribuée. Ce chiffre vient d'autres segments du marché du livre, pas de l'occasion. J'ai passé quelques jours à éplucher l'étude SOFIA, les derniers chiffres de Momox, La Bourse aux Livres, Recyclivre, et les sondages IFOP pour dresser un état des lieux précis. Spoiler : en France, le paysage est beaucoup plus éclaté qu'on ne le dit, et Vinted est en train de bouleverser complètement la donne.
Les chiffres clés du marché français (et qui sont mal cités partout)
L'étude de référence, c'est celle publiée en avril 2024 par le ministère de la Culture et la SOFIA (Société française des intérêts des auteurs de l'écrit), réalisée avec l'appui méthodologique de Kantar et GfK. Les chiffres pour 2022 :
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Part du livre d'occasion (en volume) | ~20 % des exemplaires achetés |
| Part du livre d'occasion (en valeur) | < 10 % du marché |
| Valeur du marché de l'occasion | 350 millions € |
| Croissance sur 5 ans | +49 % |
| Part des Français ayant acheté au moins 1 livre d'occasion | 16 % |
| Part des achats d'occasion réalisés en ligne | ~50 % |
| Décote moyenne neuf → occasion | ~2,5x moins cher |
Source : étude SOFIA / ministère de la Culture, avril 2024.
À retenir
Un livre sur cinq acheté en France est d'occasion, mais ça ne représente même pas 10 % de la valeur du marché. Pourquoi cet écart ? Parce qu'un livre d'occasion se vend en moyenne 2,5x moins cher que son équivalent neuf. Cette distorsion volume/valeur explique la panique des éditeurs : ce sont des lectures qui ne financent plus la chaîne de création, alors que le volume lui, est massif.
Le marché a encore grossi depuis. Selon les données du ministère de la Culture reprises par Label Emmaüs, la part d'occasion est montée à 18,2 % en 2023. Et Le Monde estime qu'un roman sur quatre changerait désormais de main via la seconde main.
Pourquoi la France n'est pas comparable aux autres marchés : la loi Lang
Impossible de comprendre le marché français sans revenir à la loi Lang de 1981. Elle impose le prix unique du livre neuf sur tout le territoire : aucun détaillant ne peut vendre un livre neuf avec plus de 5 % de rabais sur le prix fixé par l'éditeur. Ça concerne Amazon, la Fnac, Cultura, les libraires indépendants, tout le monde.
Conséquence directe : l'occasion est le seul levier légal de décote substantielle en France. Quand Amazon vend un roman neuf à -5 % parce que c'est son plafond, l'occasion peut être vendue à -50, -60, -70 %. Ce cadre législatif rend mécaniquement le marché de la seconde main plus attractif en France qu'il ne l'est déjà dans les pays dérégulés comme les États-Unis ou le Royaume-Uni.
Depuis octobre 2023, le gouvernement a ajouté une friction supplémentaire : un tarif minimum de 3 € pour les livraisons de livres en ligne sous 35 €. L'objectif affiché, c'était de casser la livraison à 0,01 € que pratiquait Amazon pour étouffer les librairies indépendantes. Le résultat, mesuré par l'IFOP dans son enquête 2024 :
- 47 % des Français estiment avoir perdu du pouvoir d'achat sur l'année.
- 44 % ont réduit leurs achats de livres neufs.
- Une partie significative s'est tournée vers… l'occasion, et notamment vers Vinted et Leboncoin, qui échappent complètement à cette logique en passant par le C2C.
C'est un effet pervers assez classique : la loi protège les librairies physiques contre Amazon, mais elle accélère la fuite vers le marché C2C qui, lui, ne rémunère ni les éditeurs ni les auteurs.
Les acteurs du marché français : deux modèles qui ne se ressemblent pas
Le marché français est devenu une guerre de positionnement entre deux modèles fondamentalement différents.
Modèle 1 — Le B2C industriel : Momox, La Bourse aux Livres, Recyclivre, Gibert
Ces plateformes rachètent vos livres à prix fixe, les stockent dans des entrepôts, puis les revendent elles-mêmes. Le vendeur particulier encaisse vite, pas cher, sans négociation.
Momox (allemand) est le géant européen du secteur. Ses chiffres officiels :
| Année | CA Global | CA France | Croissance France |
|---|---|---|---|
| 2023 | 347 M€ | 53,5 M€ | — |
| 2024 | 377 M€ | 55,9 M€ | +4,4 % |
| 2025 | 393,5 M€ | (non communiqué) | — |
Sources : communiqué momox 2024 et page corporate momox.biz.
Détail qui change tout
Momox est le plus gros vendeur de produits d'occasion au monde sur Amazon, et le 3ᵉ sur eBay. Officiellement ils mettent en avant leur indépendance, mais plus de 40 % de leurs ventes transitent par Amazon, Fnac et Rakuten. Le reste (60 %) passe par leurs canaux propres (momox shop, Momox app).
Et côté revente pour les particuliers ? Selon leur propre Payback Index 2025, un vendeur français a touché en moyenne 116 € sur toute l'année 2025, avec 18 articles expédiés par lot. Soit environ 6,50 € par livre cédé. Il faut relativiser l'idée que « revendre à Momox, ça rapporte » — c'est du désencombrement rémunéré, pas une source de revenu.
La Bourse aux Livres (français, parisien) a littéralement explosé en 2024 :
- CA 2024 : 13,5 M€ (+70 % vs 2023)
- 3 millions de livres collectés, 2,2 millions revendus
- 200 000+ ventes mensuelles, 8 000 à 10 000 livres expédiés par jour
- Levée de 2,3 M€ en 2025 menée par Piton Capital (UK) et FJ Labs (US)
- 10 % du CA réalisé à l'international (Belgique, Espagne, Italie, Canada, UK)
Sources : Livres Hebdo avril 2025 et Livres Hebdo juin 2025.
C'est la trajectoire la plus impressionnante du marché français actuellement. Ils ont aussi mis en place un partenariat avec la Société des Gens de Lettres (SGDL) pour reverser une partie du CA aux auteurs (20 000 € en 2024, environ 50 000 € prévus en 2025).
Recyclivre joue sur la différenciation RSE depuis 2008 :
- CA 2023 : 11 M€ (chiffre confirmé par Le Chiffon)
- 1,3 million de livres référencés, 4 000 livres expédiés/jour
- 34 salariés, entrepôt à Villabé (91)
- 1 % du CA reversé via 1 % for the Planet
- Plus de 3,8 millions € reversés à des associations depuis 2008
Gibert mixe rachat physique en boutique et rachat en ligne. D'expérience, leurs prix de rachat sont souvent les plus élevés du marché français sur les livres récents. C'est un vrai outil si vous avez du stock.
Ammareal se positionne sur le créneau associatif avec un modèle qui reverse entre 5 et 15 % du prix de vente à des associations. Les prix de rachat y sont en revanche parmi les plus bas du secteur.
Modèle 2 — Le C2C : Vinted, Leboncoin, et la marée qui monte
C'est ce qui a vraiment bouleversé le marché ces deux dernières années, et que beaucoup d'analyses sous-estiment encore.
Le marché global de la seconde main en France a doublé entre 2019 et 2024 pour atteindre 14 milliards €, dopé par l'inflation et la numérisation des foyers. Dans cette vague, Vinted, initialement focalisé sur le prêt-à-porter, est devenu un acteur majeur du livre d'occasion en France. Pourquoi ?
- 0 % de commission côté vendeur — le frais d'acheteur « protection » est supporté par l'acheteur.
- Une base d'utilisateurs déjà éduquée à scanner, photographier, négocier.
- Une logistique Mondial Relay / Chronopost à prix cassés.
- Une pénétration culturelle massive — selon Vinted, 40 % de ses membres en France ont une garde-robe majoritairement composée d'articles de seconde main. Cette habitude se transfère naturellement aux livres.
Résultat concret : les acheteurs qui auraient acheté sur Amazon, Fnac ou Momox il y a 5 ans passent désormais par Vinted. J'ai vendu personnellement des dizaines de livres sur Vinted ces derniers mois, et c'est de loin la plateforme où le trafic et la conversion sont les meilleurs pour les livres grand public entre 5 et 30 €.
Leboncoin joue sur un autre créneau : la remise en main propre et les lots (un carton de 50 poches d'un coup). Idéal pour les BD lourdes, les beaux livres encombrants, les encyclopédies. Facebook Marketplace complète l'offre hyperlocale, surtout en province.
Le SNE lui-même reconnaît ce basculement : dans son état des lieux 2025, le syndicat écrit que « les ventes entre particuliers se sont largement développées via des plateformes dédiées telles que Leboncoin ou Vinted qui facilitent ce type de transaction ».
Et les librairies physiques dans tout ça ?
Elles souffrent. Sur le marché de l'occasion en ligne, les 3 000 librairies indépendantes françaises sont structurellement empêchées de rivaliser : pas d'infrastructure logistique, pas de main-d'œuvre pour la manutention, pas d'espace de stockage abordable en centre-ville pour gérer les flux retours.
Quelques initiatives tentent de combler ce vide. Momox a noué en 2024 un partenariat avec Zeercle via l'initiative Reelire, qui opère en marque blanche pour les librairies indépendantes. Ça reste marginal.
La question qui fâche : quelle est la part réelle d'Amazon en France ?
C'est là qu'on arrive au cœur du sujet. D'où vient le chiffre « 90 % sur Amazon » et pourquoi est-il faux ?
Il vient d'une confusion entre trois marchés complètement différents :
- Les e-books : Amazon en contrôle effectivement ~90 % aux États-Unis (écosystème Kindle fermé). Rapport antitrust du Congrès US.
- Les livres neufs imprimés vendus en ligne : Amazon en contrôle ~90 % aux US selon le même rapport.
- Les livres d'occasion (toutes plateformes confondues, dans le monde) : ~40-45 % pour Amazon, selon Persistence Market Research.
En France, c'est encore plus nuancé. Le Syndicat National de l'Édition et la SOFIA le reconnaissent : il n'existe pas aujourd'hui de mesure officielle consolidée de la part d'Amazon sur l'occasion en France. Aucun institut n'a publié ce chiffre.
Ce qu'on sait par triangulation :
- Librinova et plusieurs études de filière estiment que 60 % des transactions d'occasion passent par des plateformes en ligne (Amazon, Vinted, Leboncoin, eBay, Momox, Fnac, Rakuten confondus).
- L'analyse par ActuaLitté de 6 acteurs majeurs (Amazon, eBay, Fnac, Leboncoin, Momox, Vinted) donne un catalogue combiné de 18 millions d'exemplaires, 603 000 titres distincts, prix moyen 9,7 €.
- Amazon France n'est pas dominant sur le C2C (Vinted et Leboncoin écrasent), mais reste fort sur la longue traîne, les livres universitaires/techniques, et surtout les livres en anglais.
- Momox, comme rappelé plus haut, écoule 40 % de son stock via Amazon. Ce flux gonfle mécaniquement les ventes Amazon France sans que ce soit techniquement « Amazon qui vend ».
Mon estimation
En croisant toutes les données disponibles : Amazon pèse probablement 20-30 % du marché français du livre d'occasion en ligne, loin derrière la somme Vinted + Leboncoin + Momox + La Bourse aux Livres. Les 90 %, c'est une transposition fausse du contexte américain.
Pourquoi les Français achètent d'occasion : pouvoir d'achat, pas écologie
Un point de l'étude SOFIA que je n'ai jamais vu bien relayé : l'écologie n'est pas la première raison d'achat d'occasion en France. Loin de là. C'est le pouvoir d'achat, et c'est massif.
L'IFOP a mesuré ça dans son enquête 2024 sur les Français et l'achat de livres :
- 47 % déclarent que leur pouvoir d'achat a baissé sur les 12 derniers mois.
- 44 % ont réduit leurs achats de livres neufs en conséquence.
- Seulement 5 % des acheteurs Emmaüs acceptent d'arrondir à la hausse pour soutenir les auteurs (test mené par le mouvement).
Côté vendeurs particuliers, la logique est similaire : 66 % revendent moins de 10 livres par an, pour moins de 50 € de gain annuel. Ce n'est pas une activité économique, c'est du désencombrement monétisé. La plupart des gens qui vendent leurs livres vendent aussi leurs vêtements sur Vinted et leurs meubles sur Leboncoin — c'est un comportement global, pas spécifique au livre.
Cette motivation purement économique explique pourquoi le marché de l'occasion est si résilient. Plus l'inflation persiste, plus il grandit. Et comme l'inflation française ne redescend pas rapidement, la courbe continue de monter.
Pour les revendeurs pros et semi-pros (comme les utilisateurs de BiblioScan), c'est une excellente nouvelle : le volume d'offre disponible explose (les gens se débarrassent de leurs livres), et la demande aussi (les gens achètent d'occasion pour préserver leur budget culture).
Le feuilleton de la taxe sur l'occasion
Impossible de parler du marché français sans évoquer le projet de taxe sur le livre d'occasion, qui a animé les débats en 2024-2025.
Chronologie rapide :
- Avril 2024 : Emmanuel Macron lance l'idée au Festival du Livre de Paris sous forme de « contribution ».
- Avril 2025 : le ministère de la Culture propose un « droit de suite » via amendement dans la PPL Robert-Darcos.
- Mai 2025 : 41 auteurs (dont les Goncourt Jean-Baptiste Andrea et Brigitte Giraud) publient une tribune dans Le Monde dénonçant la « cannibalisation silencieuse » de leurs revenus.
- Octobre 2025 : amendement n°I-603 rect. ter dans le PLF 2025, proposant une contribution de 3 % sur chaque transaction d'occasion en ligne, ciblant uniquement les plateformes (pas les bouquinistes).
- Décembre 2025 : le gouvernement Barnier est censuré, le PLF tombe, l'amendement avec.
Le Syndicat National de l'Édition estime la perte annuelle pour la filière création entre 800 millions et 1 milliard € (chiffre GfK, contesté par plusieurs analystes).
Côté opposants, les arguments sont solides. Emmaüs, Recyclivre, La Bourse aux Livres et les plateformes C2C s'y opposent frontalement. Leurs points principaux :
- Taxer l'occasion, c'est décourager le réemploi dans un secteur qui pilonne déjà 13 % de sa production neuve chaque année (26 000 tonnes selon le SNE lui-même).
- La taxe ciblerait uniquement les plateformes B2C (Momox, La Bourse aux Livres, Recyclivre), épargnant Vinted et Leboncoin qui sont de simples intermédiaires. C'est une discrimination dénoncée comme anti-concurrentielle par plusieurs juristes.
- Les auteurs touchent déjà moins de 10 % du prix de vente d'un livre neuf. Si on veut vraiment améliorer leur rémunération, il y a des choses à revoir en amont sur le neuf avant d'aller taxer l'occasion.
Mon pronostic — et c'est important pour toute personne qui revend des livres : si la taxe passe en 2026, elle frappera les plateformes pros B2C, pas le C2C. Ce qui paradoxalement accélérerait le transfert vers Vinted et Leboncoin. Pas sûr non plus que ça passe l'obstacle européen sur le principe de non-discrimination.
Segments porteurs : qu'est-ce qui se vend vraiment bien en France ?
Toutes les catégories ne sont pas égales en occasion. Voici ce que l'étude SOFIA croisée avec mes propres données de revente m'apprend :
- Littérature générale : ~50 % des exemplaires d'occasion. Segment dominant, mais très concurrentiel.
- Bande dessinée franco-belge cartonnée : forte hausse. Prix neuf élevé (15-20 €+), collections sérialisées, public plus âgé avec du pouvoir d'achat qui cherche à compléter des séries.
- Manga : stagnation paradoxale. Bien que la France soit le 2ᵉ marché mondial du manga neuf, le prix unitaire bas (~7 €) rend l'occasion peu intéressante une fois les frais de port intégrés.
- Livres techniques et universitaires : stable. La France subventionne les études, pas la même dynamique qu'aux US où un manuel coûte 200-400 $.
- Ouvrages épuisés et patrimoniaux : marché de niche mais très rémunérateur. C'est souvent là que BiblioScan détecte des pépites à 50-200 € que les gens s'apprêtaient à vendre à Momox pour 2 €.
Si vous revendez, ciblez les BD cartonnées, les beaux livres, les ouvrages de niche épuisés, et les livres techniques pros (droit, médecine, design, gastronomie). Laissez les poches et les mangas aux plateformes de rachat qui en font du volume à faible marge.
Ce qu'il faut retenir si vous revendez en France
Pour conclure, voilà ce que je retiens concrètement après avoir tout compilé :
- Le mythe des « 90 % sur Amazon » est faux en France. Amazon pèse probablement 20-30 % de l'occasion en ligne, pas 90 %. La réalité, c'est un marché éclaté dominé par le C2C (Vinted, Leboncoin) et les B2C spécialisés (Momox, La Bourse aux Livres).
- Scannez chaque livre avant de le brader. Le prix médian réel de revente est souvent 5 à 10 fois supérieur à l'offre de rachat Momox. J'ai montré dans mon article sur les meilleurs sites de revente un exemple concret : un livre racheté 3,78 € chez Momox, revendu 65 € en direct.
- Utilisez Vinted pour les livres grand public entre 5 et 30 € (0 % commission vendeur).
- Leboncoin pour les lots lourds, les beaux livres encombrants et la remise en main propre.
- Rakuten et Amazon FBA si vous passez à l'échelle (150+ livres), pour les livres techniques et de niche où ces plateformes captent une audience premium.
- Ne perdez pas de temps sur les poches et mangas à bas prix : rachat direct Momox, Gibert ou La Bourse aux Livres.
- Surveillez la taxe sur l'occasion. Elle reviendra dans les projets de loi 2026. Si elle passe telle que proposée en 2025, elle frappera les plateformes B2C et avantagera mécaniquement le C2C.
Le marché français continue de grandir d'environ 10 % par an, porté par l'inflation et le basculement numérique. Pour qui prend le temps de bien identifier la valeur réelle de chaque livre avant de le brader, c'est le meilleur moment pour revendre depuis 20 ans.
En résumé
Le marché français du livre d'occasion pèse 350 M€ et grandit d'environ 10 % par an. Amazon n'en contrôle pas 90 % — probablement 20-30 %. Les vrais dominants sont Vinted et Leboncoin (C2C), suivis par Momox et La Bourse aux Livres (B2C). Avant de revendre, scannez chaque livre pour connaître sa valeur réelle : l'écart avec l'offre de rachat peut être de 1 à 20.
Sources principales
- Étude SOFIA / ministère de la Culture sur le livre d'occasion, avril 2024
- Synthèse SOFIA - Le livre d'occasion (PDF)
- IFOP - Les Français et l'achat de livres, 2024
- momox - Communiqué CA 2024
- momox - Payback Index 2025
- Livres Hebdo - La Bourse aux Livres +70 %
- Livres Hebdo - Levée 2,3 M€ La Bourse aux Livres
- Syndicat National de l'Édition - Livre d'occasion
- Label Emmaüs - Non, taxer le livre d'occasion ne sauvera pas les auteurs
- ActuaLitté - Livre d'occasion et taxe
- Seconde Média - Taxe livre d'occasion 2025
- Vinted - Impact Report France
Cet article sera mis à jour au fil des nouvelles données disponibles, notamment si la taxe sur l'occasion est réintroduite dans le PLF 2026 ou si de nouveaux chiffres consolidés sur la part d'Amazon en France sont publiés.