Nîmes a perdu sa bouquinerie de référence et en a gagné une autre en dix mois. Book'in, boulevard Amiral-Courbet, a baissé le rideau à l'été 2025 après trente et un ans d'achat et d'échange ; en mai 2026, L'Agora ouvrait quelques rues plus loin, avec un rayon de seconde main, un coffee shop à l'étage et une cave de rétrogaming. Quatre comptoirs nîmois vendent aujourd'hui du livre déjà lu, et pas un seul n'est sorti du centre.
Les trois autres se répartissent entre le centre ancien et la gare. Les Fleurs du Mal, rue du Grand Couvent, est immatriculée en commerce de biens d'occasion depuis mai 1981 et n'ouvre que par demi-journées, quatre jours sur sept. Au bon Livre, rue de la Violette, affiche reprise et revente d'ouvrages anciens ou récents auprès des particuliers, lots importants et bibliothèques entières compris. La Gare aux Livres, à cent mètres de la gare, tient le bas de la fourchette : son gérant y a versé des années de débarras et affiche l'essentiel entre un et trois euros.
Pour le volume, il faut sortir des vitrines, et souvent du centre. La ressourcerie RéaNîmes a déménagé fin 2025 au Mas des Abeilles et met le livre au même prix solidaire que le reste de ses rayons ; le groupe Emmaüs le plus proche déballe à Marguerittes, en dehors de la commune, quatre après-midi par semaine. Quant au déballage, la ville n'a ni marché aux livres ni salon du livre ancien : il reste neuf stands de brocante le vendredi matin sur les allées Jean-Jaurès et un vide-grenier trois jours par semaine au Moulin Gazay.
Café-librairie neuf et occasionL'Agora
3 rue Crémieux, 30000 Nîmes
Jordan et Lavinia ont ouvert cette librairie sur deux niveaux à la mi-mai 2026, dans un local du centre resté vide plusieurs années, occupé autrefois par une boutique de matériel artistique puis de fourrure. Le fonds mélange délibérément le neuf, tiré de petites maisons indépendantes, et la seconde main, qui en représente une grande partie ; les lecteurs peuvent déposer leurs propres livres contre des points à dépenser en rayon. L'étage abrite un coffee shop dont la carte cite Proust et Balzac, et le sous-sol une salle de jeux vidéo rétro en accès libre pour qui consomme sur place.
BouquinerieLa Gare aux Livres
15 avenue Feuchères, 30000 Nîmes
Une devanture de la partie piétonne de l'avenue Feuchères, à une centaine de mètres du parvis de la gare, tenue par un Nîmois qui a d'abord chiné pour un service de débarras avant d'en faire un commerce. Le tarif moyen annoncé tourne entre un et trois euros, les pièces les plus chères plafonnant autour de dix : beaux livres sur les peintres, vieux albums Disney, exemplaires rares de Tintin. Les rayons couvrent la BD, le manga, le policier, la littérature classique, la jeunesse et les revues, avec des sections très locales — Nîmes, la tauromachie, la Provence — et un fonds en langues étrangères. La société qui exploite la boutique a été immatriculée en mars 2024 et son établissement figure toujours comme ouvert.
Livres anciens et d'occasionLibrairie Les Fleurs du Mal
30 rue du Grand Couvent, 30000 Nîmes
À deux minutes à pied de la Maison carrée, une entreprise individuelle dont l'inscription au registre remonte au 15 mai 1981 et relève de la revente d'objets de seconde main — la plus vieille immatriculation de cette page, et de loin. Les annuaires du livre la classent en librairie et lui prêtent un rythme de demi-journées : quatre jours seulement, mardi et mercredi puis vendredi et samedi, de 11h à 13h et de 15h à 17h, portes closes le lundi, le jeudi et le dimanche. Quatre heures d'ouverture quotidienne sur quatre jours : c'est l'adresse nîmoise qu'on rate le plus facilement.
EmmaüsEmmaüs Nîmes / Marguerittes
730 avenue Clément-Ader, 30320 Marguerittes
La communauté qui dessert l'agglomération n'a pas d'adresse dans Nîmes : sa salle de vente est à Marguerittes, à l'est, et elle dépend de la communauté Emmaüs d'Arles. L'annuaire national du mouvement range le livre parmi les cinq familles d'objets proposées sur place, à côté du meuble et de l'électroménager, des petits objets, du textile et du matériel high-tech. Le piège est dans le calendrier : la vente n'ouvre que l'après-midi, quatre jours par semaine, jamais le lundi ni le jeudi, et jamais le dimanche.
Horaires : Mardi, mercredi, vendredi et samedi 13h30-17hSite web Où trouver des livres d'occasion pas chers à Nîmes ?
Les deux planchers de prix sont associatifs, et tous les deux excentrés. La ressourcerie RéaNîmes, au Mas des Abeilles, applique aux bouquins la grille solidaire qui vaut pour ses vêtements et ses disques, et la communauté Emmaüs d'Arles tient sa salle de vente avenue Clément-Ader à Marguerittes, où l'imprimé fait partie des cinq familles d'objets annoncées. Dans Nîmes même, c'est La Gare aux Livres, avenue Feuchères, qui descend le plus bas : l'essentiel du fonds y a été présenté entre un et trois euros, avec un plafond autour de dix pour les pièces recherchées.
Quel jour aller chiner des livres à Nîmes ?
Le vendredi si tu veux du plein air et des vitrines dans la même journée : la brocante hebdomadaire occupe la matinée jusqu'à 13h et le centre ancien prend le relais ensuite. Le samedi l'emporte si ta cible est le volume, parce que RéaNîmes ouvre en journée, qu'Emmaüs déballe l'après-midi à Marguerittes et que le Moulin Gazay tourne le matin. Les deux jours à éviter sont le lundi et le jeudi : Les Fleurs du Mal est close, la salle Emmaüs aussi.
Faut-il sortir de Nîmes pour chiner des livres ?
Pour trois des huit adresses de cette page, oui. Emmaüs est carrément dans une autre commune, Marguerittes ; RéaNîmes a quitté le centre fin 2025 pour le sud de la ville ; le déballage du Moulin Gazay se tient en bordure sud-est. Les quatre boutiques de livres, elles, se serrent entre la Maison carrée et la gare, ce qui fait de l'Écusson une demi-journée à pied et du reste une tournée motorisée.
Où revendre ses livres d'occasion à Nîmes ?
Deux boutiques l'annoncent noir sur blanc, et elles ne fonctionnent pas de la même façon. L'Agora, rue Crémieux, transforme les livres apportés par ses clients en points à dépenser dans ses rayons ; l'enseigne de la rue de la Violette, elle, annonce reprendre aussi bien un exemplaire isolé qu'une bibliothèque héritée d'une succession. Dans les deux cas tu cèdes au tarif d'un professionnel, ce qui ne coûte rien tant que le carton ne cache pas de bonne surprise — d'où l'intérêt de faire le tri avant d'y aller. BiblioScan sert exactement à ça : un cliché du dos de tes livres suffit pour que chaque exemplaire reconnu affiche sa valeur de revente, et le carton se coupe alors tout seul en deux piles, celle qui part en lot chez un professionnel et celle qui mérite d'être vendue pièce par pièce.